Rencontre avec Mouazamou Ahmadou (université de Ngaoundéré, Cameroun)
Films de recherche – anthropologie visuelle
Rencontre avec Mouazamou Ahmadou (université de Ngaoundéré, Cameroun) le mardi 22 septembre 2026 de 14h à 17h, au bâtiment Max Weber, salle de séminaire 2 (rez-de-chaussée)
Séance spéciale avec l’unité de recherche Histoire des arts et des représentations HAR.
Mouazamou Ahmadou est enseignant-chercheur en anthropologie visuelle. Spécialiste des sociétés pastorales, il a créé le laboratoire d’anthropologie visuelle à Maroua (Cameroun) dont plusieurs films ont reçu des distinctions internationales. Chef du département anthropologie de l’université de Ngaoundéré, il poursuit la mise en place d’un réseau régional pour la formation et la création de films en Afrique centrale.
La rencontre sera animée par Jonathan Larcher, maître de conférences en études cinématographiques(UPN-HAR). À cette occasion sera projeté le film Les eaux de la discorde (40 min, 2024), co-réalisé avec Christine Raimond, directrice de recherche en géographie humaine (CNRS, UMR Prodig) .
Résumé
Au mois de juillet et après 8 mois sans pluie, l’arrivée précoce des eaux de la rivière du Batha dans le lac Fitri au Tchad est annonciatrice d’abondance. C’est aussi un moment clé du calendrier, avant l’arrivée de la crue, où tous les riverains quittent le lac pour les terroirs agricoles et pastoraux de saison des pluies. En quelques jours, les éleveurs plient les campements et conduisent les troupeaux le long des couloirs de transhumance tracés au milieu de la mosaïque des champs. Malgré une tendance à l’augmentation des pluies qui se confirme dans le Sahel central, des conflits meurtriers opposent agriculteurs et éleveurs et aboutissent à des affrontements intercommunautaires de plus en plus violents. Les visites fréquentes d’une équipe de recherche franco-tchadienne ont établi une relation de confiance auprès d’un grand nombre d’acteurs, qui livrent une diversité de regards sur une situation de plus en plus conflictuelle.








