He, Swimming Pool, 2014 © Mária Švarbová

Rencontre : « Aux frontières du plagiat »

Rencontre : « Aux frontières du plagiat »

Le pôle éditorial de la MSH Mondes (Nanterre) organise la première séance de son cycle « Questions d’édition, questions de société » sur le thème : « Aux frontières du plagiat : identification, détection et bonnes pratiques ». Ces ateliers trimestriels chercheront à interroger l’édition et la diffusion scientifiques en ouvrant une réflexion plus large sur leurs enjeux sociaux.

Cette séance se tiendra dans le bâtiment Ginouvès, salle du conseil. Il sera possible de la suivre en direct en visio. Pour obtenir le lien, écrire à david.rochefort@cnrs.fr

Les interventions de Cyrille Bouvet, professeur de psychologie clinique et référent « intégrité scientifique » (université Paris Nanterre), et d’Alexandre Serres, enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication et référent « intégrité scientifique » (université Rennes 2), seront suivies d’un temps d’échange avec la salle.


Présentation de la séance

 

Dans le monde de la recherche, le plagiat fait l’objet d’une interdiction stricte et relève de la fraude scientifique, au même titre que la fabrication de résultats ou leur falsification. Pourtant, des travaux rendus par les étudiants aux articles publiés par les chercheurs, celui-ci semble de plus en plus répandu : simple effet d’optique (il serait mieux détecté qu’avant) ou véritable phénomène social (il serait rendu plus facile par l’infinie disponibilité des contenus en ligne) ?

Avec cette séance, nous souhaitons dresser un panorama du plagiat en milieu académique. Quel est le cadre réglementaire et que risque-t-on à plagier ? Quelles sont les bonnes pratiques de citation, notamment pour un travail de recherche mené à l’université (master, doctorat) ? Quels sont les outils de détection du plagiat et quelle est leur efficacité ? Nous débattrons de l’ampleur du phénomène à l’université et de sa difficile définition.

En effet, au-delà de cette dimension réglementaire et technique, il convient d’interroger les contours mêmes du plagiat. Il faudrait, par exemple, montrer ce qui distingue le plagiat de l’inspiration ou de l’imitation, et donner une place à l’auto-plagiat. Par ailleurs, des logiques institutionnelles peuvent être à l’œuvre : dans le monde universitaire, ce recours au plagiat n’est-il pas lié, d’une façon ou d’une autre, à des enjeux institutionnels, à une pression pour publier de plus en plus, parfois à n’importe quel prix (publish or perish) ?