Que change la lecture à distance à l’herméneutique ?
Première séance 2026 du séminaire « Interprétations artificielles », organisé conjointement par le Centre des Sciences des Littératures en langue Française (CSLF) et la MSH Mondes.
En visioconférence : https://visio.numerique.gouv.fr/rzj-oayb-jxz
Alexandre Gefen (CNRS / Thalim) : Que change la lecture à distance à l’herméneutique ?
Je montrerai comment la lecture à distance change l’épistémologie des humanités en permettant de tester empiriquement des hypothèses herméneutiques, rendant les savoirs littéraires plus cumulables et partiellement falsifiables. Cette objectivation repose sur des choix complexes d’encodage, de modélisation et de visualisation, qui restent toujours interprétatifs.J’insisterai donc sur la nécessité de combiner rigueur computationnelle et finesse herméneutique, sans céder à l’illusion d’une neutralité des données et je défendrai une conception augmentée de l’interprétation, où les machines n’abolissent pas la lecture, mais en déplacent l’échelle et les possibilités.
Alexandre Gefen, Directeur de Recherche CNRS au sein de l’unité Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité (UMR7172, THALIM, CNRS / Université sorbonne Nouvelle – Paris 3), est historien des idées et de la littérature. Auteur de nombreux livres et articles portant notamment sur la culture, la littérature contemporaine et la théorie littéraire. Fondateur de Fabula.org, il a été l’un des pionniers des Humanités Numériques en France. Travaillant à l’adoption des outils de l’Intelligence artificielle pour la recherche dans les sciences humaines et sociales comme à son examen critique, il a porté plusieurs programmes de recherche consacrés à l’IA en art et en littérature et a été commissaire de deux expositions sur l’IA.







