Les eaux de la discorde
Film soutenu dans le cadre de l’appel à projets audiovisuels et multimédias
Ce film a été réalisé par Christine Raimond, directrice de recherche en géographie humaine (CNRS, UMR Prodig) et Mouazamou Ahmadou, enseignant-chercheur en anthropologie visuelle, chef du département d’anthropologie de l’Université de Ngaoundéré (Cameroun).
Mouazamou Ahmadou a été accueilli en résidence à la MSH Mondes. Le film a été monté par Paul Rambaud, au sein du pôle audiovisuel et multimédia de la MSH Mondes.

Les eaux de la discorde
Un film de Christine Raymond et Mouazamou Ahmadou
France, 40 min, 2024
Résumé
Au mois de juillet et après 8 mois sans pluie, l’arrivée précoce des eaux de la rivière du Batha dans le lac Fitri au Tchad est annonciatrice d’abondance. C’est aussi un moment clé du calendrier, avant l’arrivée de la crue, où tous les riverains quittent le lac pour les terroirs agricoles et pastoraux de saison des pluies. En quelques jours, les éleveurs plient les campements et conduisent les troupeaux le long des couloirs de transhumance tracés au milieu de la mosaïque des champs. Malgré une tendance à l’augmentation des pluies qui se confirme dans le Sahel central, des conflits meurtriers opposent agriculteurs et éleveurs et aboutissent à des affrontements intercommunautaires de plus en plus violents. Les visites fréquentes d’une équipe de recherche franco-tchadienne ont établi une relation de confiance auprès d’un grand nombre d’acteurs, qui livrent une diversité de regards sur une situation de plus en plus conflictuelle.
Bande-annonce
Sélection et Prix
– « Mention Spéciale » du jury lors du festival du film Pastoralisme et grands espaces (Grenoble, octobre 2024)
– Prix du meilleur documentaire court métrage du Festival Cicao (Camp International des Cinémas Africains à Ouidah, Bénin, août 2024).

Christine Raimond est directrice de recherche au CNRS, géographe, membre de l’UMR Prodig en France. Elle mène des recherches sur les relations entre les sociétés et le vivant dans le bassin du lac Tchad et s’est intéressée notamment à la conservation de la biodiversité, la gestion de l’agrobiodiversité et l’accès aux ressources naturelles dans différentes situations et sociétés agraires au Tchad, au Cameroun et au Niger.
Mouazamou Ahmadou est enseignant chercheur à l’Université de Ngaoundéré au Cameroun. Spécialiste des sociétés pastorales, il a créé le laboratoire d’anthropologie visuelle à Maroua dont plusieurs films ont reçu des distinctions internationales. Chef du département anthropologie de l’université de Ngaoundéré, il poursuit la mise en place d’un réseau régional pour la formation et la création de films en Afrique centrale.
Ils interviennent tous deux dans le Laboratoire mixte international Viabeleaux (Viabilité des socio-écosystèmes au Sahel au défis des changements globaux) qui associe l’IRD et les Universités du Tchad.






