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Projets de l'axe « Objets »

PROJETS SOUTENUS PAR LA MSH Mondes

La genèse élamite. Les sceaux cylindres en Iran de la fin du IVe au début du IIe millénaire avant notre ère. Les échanges inter-iraniens revisités.
Responsable scientifique : Clélia Paladre, Doctorante Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UMR 7041 – ArScAn – VEPMO

Résumé du projet : Ce projet de recherche traite du monde iranien, de l’extrême fin du IVe au début du IIe millénaire avant notre ère. Il se concentre sur un objet d’étude caractéristique de l’Orient ancien, à savoir le sceau cylindre et les empreintes qui en émanent. Il s’agit de définir une production matérielle très particulière au cours du temps (typologiquement, fonctionnellement, iconographiquement), mais sans oublier qu’il s’agit également d’un vecteur de connaissance pour tenter d’étudier et de mieux comprendre une période remarquable, « l’âge des échanges inter-iraniens ».

Équipe(s) partenaire(s) : H. Pittman (University of Pennsylvania Arts & Sciences), P. Butterlin (Université Paris 1 Panthéon- Sorbonne – UMR 7041 – ArScAn-VEPMO), F. Bridey et M. Alassi (Musée du Louvre)

Durée du projet : 12 mois (2019) - Budget : 2 400 euros

 

Des artefacts au cœur des marges. Des sites préhistoriques aux mobilisations contemporaines : les collecteurs de perles en marge des centres de pouvoir en Asie du Sud-Est (Thaïlande, Birmanie)
Responsable scientifique : Bérénice Bellina (CNRS, UMR7055 PréTech) 

Résumé du projet : Dans le sud de la Thaïlande et de la Birmanie, la découverte fortuite de perles préhistoriques (construction, pillage, etc.) ou leur mise au jour dans le cadre de fouilles scientifiques menées au sein de la mission archéologique française en Thaïlande-Birmanie Péninsulaire, suscite des passions et entraîne des conflits d’ordre mémoriel, patrimonial et identitaire. Ce projet pluridisciplinaire associant archéologue et ethnologue propose de décrire et d’analyser les modalités concrètes de ces antagonismes qui engagent différentes sphères des sociétés thaïlandaises et birmanes, et des spécialistes étrangers. En enquêtant sur les trajectoires des perles, depuis la reconstitution archéologique de leurs réseaux de production (chaîne opératoire technique) et de distribution anciens jusqu’à celle des réseaux contemporains de collecteurs et collectionneurs qui les mobilisent, il s’agit de révéler les enjeux économiques, territoriaux, patrimoniaux et politiques qu’elles cristallisent sur la longue durée. Cette approche comparative à la fois diachronique (période préhistorique vs période contemporaine) et synchronique (Thaïlande vs Birmanie) permet de questionner les marginalités des collecteurs impliqués. Par le passé, les circulations de perles se jouaient en effet entre des populations cosmopolites des ports des basses terres et celles des mangroves des estuaires (nomades marins) et des forêts de l’intérieur des terres (collecteurs-marchands), et de nos jours entre des espaces politiques centraux et périphériques chacun revendiquant leur légitimité sur ces mobilisations d’artefacts préhistoriques. Ce projet s’attache donc à reconstituer les réseaux d’interdépendances qui traversent les paysages politiques et économiques anciens et contemporains.

Équipe(s) partenaire(s) : Annabel Vallard (CNRS, UMR8170, Centre Asie du Sud-Est)

Durée du projet : 24 mois (2020-2021) - Budget : 6 000 euros