Photo de Cyril FRESILLON

Projets de l'axe « Circulations »

PROJETS SOUTENUS PAR LA MSH Mondes

LIMINES – La frontière mouvante entre Hautes Terres et Basses Terres mayas à l’époque classique (2019)
Responsable scientifique : Chloé Andrieu (CNRS, UMR 8096 ArchAm)

Résumé du projet : Tout semble montrer que le Nord de l’Alta Verapaz correspond au principal corridor d’échanges économiques entre les Hautes et les Basses Terres mayas à l’époque classique (250-950 ap. J.C). Son occupation prend fin avec les premiers abandons de cités, au début du 9e siècle, et avec un changement de routes d’échanges à la même période. Comprendre et documenter la nature des interactions entre ces deux régions s’avère donc essentiel pour la compréhension, tant de l’économie maya du Classique, que du « collapse » observé à la fin de cette période. Cette région frontière étant un passage obligé entre deux zones culturelles et géographiques si contrastées, son étude est indispensable pour saisir l’ensemble du fonctionnement de cette route, la nature des relations entre Hautes Terres et Basses Terres, les processus d’abandon (collapse) et la redéfinition de la géopolitique maya du Postclassique. Nous proposons donc d’étudier cet espace intermédiaire entre les cités de Cancuen et Raxruha, principales villes maya de la région, en nous attachant à déterminer les phénomènes d’attraction de populations et de formations identitaires autour de deux ressources spécifiques à cette région que sont les grottes et la culture du cacao, au cours du Classique.

Équipe(s) partenaire(s) Clarissa Cagnato (UMR 7041 ArScAn) / Sylvie Beyries et Naya Cadalen (UMR 7264 CEPAM) / Solenne Gueyte et Michelle Elliott (UMR 7041 ArScAn) / Perla Divina (UADY, Mexique)

Durée du projet : 24 mois (2020-2021) - Budget : 11 500 euros

 

MIGRAVILLES – Sur les murs de nos villes : interventions visuelles sur les migrations (2019)
Responsable scientifique : Karen Akoka, UMR 7220 ISP

Résumé du projet : Ce projet vise à réduire l’important fossé qui sépare les productions scientifiques sur les politiques et les expériences des migrations et la manière dont ces dernières sont présentées dans le discours politique et médiatique. Notre démarche a pour ambition de développer une réflexion ouverte, pluridisciplinaire et générale sur la capacité des sciences sociales à partager et discuter ses savoirs en matière de migrations avec la société plus large. Le défi de ce travail collectif est d’intégrer pleinement la restitution des résultats de nos enquêtes – des moyens et des outils de valorisation mais également des formes et des modalités de diffusion – au sein de l’activité scientifique. Nous proposons pour cela d’articuler des temps de production scientifique à des temps de réflexion et d’échanges sur la question de la visualisation de manière à pouvoir diffuser les productions réalisées dans l’espace public. Le projet s’appuie sur des collaborations larges entre des chercheurs spécialisés sur les questions de migrations, des artistes et des cartographes. Les productions visuelles et sonores qui émergeront de cette collaboration ont vocation à être ensuite diffusées, dans l’espace public, sur les murs des villes. Une réflexion sur l’ensemble du processus et de l’expérience sera restituée dans le cadre d’une journée d’étude qui sera l’occasion d’une réflexion large sur la question de la représentation des migrations à partir de plusieurs exemples de projets et d’expériences.

Équipe(s) partenaire(s) : Olivier Clochard (CNRS, UMR 7301 Migrinter) / Carolina Kobelinsky, (CNRS UMR 7186 LESC) / Philippe Rekacewicz (Université d’Helsinki, Faculty of social sciences)

Durée du projet : 24 mois (2020-2021) - Budget : 8 000 euros

 

TechnoMouv – Mouvements de populations ou de pots ? Premiers éléments de réponse à partir de l’étude techno-pétrographique de la céramique paleteada du désert de Sechura (Pérou, Vème – XVème siècles de notre ère) (2018)
Responsable scientifique : Catherine Lara, Post-doctorante UMR7055 PréTech

Résumé du projet : Ce projet a pour objectif de tester une hypothèse sur les possibles origines exogènes des populations précolombiennes tardives du désert de Sechura (côte nord du Pérou, Vème – XVème siècles de notre ère), à travers une étude techno-pétrographique comparative ayant pour référence la céramique de style dit paleteado omniprésente sur les sites rattachés à ces populations. D’un point de vue technique et stylistique, cette poterie semble marquer une rupture vis-à-vis de la production locale précédente. Ce phénomène correspond-il à l’arrivée d’une population exogène qui aurait produit elle-même sa céramique à Sechura, ou qui l’aurait « importée » de son lieu d’origine ? Ou s’agit-il simplement de l ’« importation » d’un nouveau type de vases exogènes produits par des artisans n’ayant aucun lien de filiation avec les habitants « non-migrants » de Sechura ? D’un point de vue méthodologique, répondre à ces questions à partir de vestiges matériels est certes un défi. S’appuyant notamment sur d’autres disciplines, l’archéologie a néanmoins développé des approches permettant d’apporter des éléments de réponse à ce type de questionnements. La techno-pétrographie est l’une d’entre elles, dans la mesure où elle parvient à identifier des frontières sociales de manière efficace, ce qui –conjointement à la prise en compte des données contextuelles et régionales concernant également des vestiges autres que la céramique –, en fait un outil particulièrement adapté au traitement de problématiques liées à l’identification de phénomènes migratoires et/ou de déplacements d’objets.

Équipe(s) partenaire(s) : Nicolas Goepfert (UMR 8096 ArchAm), Ioannis Iliopoulos (Département de Géologie de l’Université de Patras – Grèce)

Durée du projet : 12 mois (2019) - Budget : 6 270 euros

 

NéoMobil – Dynamiques migratoires des premiers paysans en Europe. La question des attracteurs environnementaux (2017)
Responsables scientifiques : Olivier Weller (UMR 8215 Trajectoires)

Résumé du projet : Le projet s’inscrit dans une problématique générale concernant les mécanismes de la mobilité des Hommes, des produits et des ressources et les interactions économiques, sociales et culturelles qu’elle implique dans la mise en place, le fonctionnement et la durabilité de la toute première société agro-pastorale d’Europe tempérée (Culture à Céramique Linéaire ou LBK, 5550-4950 avant notre ère).

Après les programmes bioarchéologiques – ADN ancien et analyses isotopiques – ayant tracé les grandes lignes de la mobilité du LBK1 et à la suite du développement d’un programme de simulation Modèle Multi-Agents ayant interrogé l’impact de la variabilité climato-environnementale sur les mécanismes modélisés de l’expansion LBK (Bocquet-Appel, Moussa et Dubouloz 2014 ; 2015 – projet ANR OBRESOC), de nouvelles questions sur les facteurs culturels, économiques et sociaux de cette mobilité émergent dorénavant.

Partant de ce constat, le présent projet portera sur l’exploitation du sel, avec ses multiples fonctions depuis l’alimentation humaine et animale jusqu’au produit à haute valeur d’échange, et l’importance de son attractivité dans le processus d’expansion / colonisation.

Équipe(s) partenaire(s) : Yann Le Drezen (LGP – Laboratoire de géographie physique –  UMR 8591, Jean-François Berger (Institut de recherches géographiques UMR 5600)

Durée du projet : 24 mois (2017-2018) - Budget : 6 000 euros

 
PUBLICATIONS

Migrations humaines et mises en récit mémorielles. Collection « Sociétés humaines dans l’histoire », sous la direction de Michèle Baussant (LESC), Irène Dos Santos (IIAC), Evelyne Ribert (IIAC) et Isabelle Rivoal (LESC), 2015, Presses universitaires de Paris Ouest.

Portraits de migrants, Portraits de colons I, sous la direction de Pierre Rouillard, 2009, Collection «Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès» VIII-168 p.

Portraits de migrants, Portraits de colons II, sous la direction de Pierre Rouillard, 2010, Collection «Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès», VIII-240 p