Photo de Cyril FRESILLON

Colloque de la MSHM

Colloque organisé depuis 2003 par la Maison Archéologie & Ethnologie, René Ginouvès qui est devenue le 1er janvier 2020 la MSH Mondes.

 

Colloque Evolutions, évolutions-nous ?

15e colloque
Évolutions, évoluons-nous ?

13 et 14 décembre 2018
Auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution, Muséum national d’Histoire naturelle

Colloque organisé par Frédérique Chlous (MNHN), André Delpuech (Musée de l’Homme, MNHN), Philippe Gervais-Lambony (UPN, MAE), Isabelle Sidéra (CNRS, MAE)

Ce colloque, auquel nous souhaitons donner un relief scientifique et inter-institutionnel particulier, car il clôture l’année de célébration des 20 ans de la MAE, vise à faire jaillir de nouvelles approches et des manières inédites de traiter la question de l’évolution, que l’on aimerait voir déclinée ici dans de multiples approches, qu’elles soient archéologiques, biologiques, anthropologiques, écologiques, mais aussi historiques et littéraires, sur la base d’une forte diversité d’objets de recherche. Nous attendons des contributions aussi bien d’historiens que de géographes, archéologues ou sociologues, anthropologues, zoologues, écologues et biologistes sur des thématiques aussi larges que les objets, l’environnement, la spatialité, les systèmes, les problèmes de co-évolution, les êtres vivants, les populations, les relations entre humains et non-humains, la cognition et la pensée, etc. Comment penser les mutations passées, présentes et à venir, au-delà du paradigme évolutionniste et sans osciller entre progrès, régression et catastrophe ? Nous souhaitons traiter l’évolution selon des temporalités diverses, qu’elles se situent dans le passé, le présent ou le futur. Ainsi, les questions d’humain augmenté, d’intelligence artificielle ou de transhumanisme sont-elles légitimes à penser et à mettre en relation avec la mutation technologique actuelle autant qu’avec celles qu’ont connues les humanités passées. Dans cette perspective, la contribution de la littérature et des écrivains de science-fiction, qui questionnent l’imaginaire de l’évolution, proposent de l’exploiter différemment dans des scénarios alternatifs ou encore, forgent d’autres hypothèses de temps, permettrait d’introduire des éléments fictionnels. Nous espérons, au cours du colloque, faire naître des échanges qui reflètent la capacité de nos institutions à étendre la réflexion sur le temps long de l’histoire des sociétés humaines et leur imaginaire.


Colloque composition du temps14e colloque
La composition du temps ? Prédictions, événements, narrations historiques

7, 8 et 9 juin 2017
Université Paris Nanterre, bâtiment Max Weber, salle des conférences

Colloque organisé par Chloé Andrieu (ArchAm) et Sophie Houdart (Lesc)

Dans L’effondrement de la civilisation occidentale. Un texte venu du futur (Ed. Les Liens qui Libèrent, 2014), Naomi Oreskes et Erik Conway imaginent un historien qui, à l’occasion de la commémoration de la fin de la Culture occidentale, écrirait, depuis 2093, « sur un passé qui est notre présent et notre avenir (possible) ». Prophétie de malheur ou entreprise de conjuration, l’ouvrage repose sur l’idée que ce qui nous est contemporain est au moins autant lié à l’histoire dont nous héritons qu’aux projets que nous formulons et aux états du monde que nous anticipons. Il s’agira, dans cette nouvelle édition du colloque de la Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès, de réfléchir sur ce qu’une société considère comme un changement d’état, comme une rupture aux conséquences importantes. Un événement pouvant se définir comme un bouleversement par rapport à un état antérieur, à tout le moins comme un marqueur temporel impliquant une certaine radicalité et une certaine soudaineté, nous proposons de travailler sur la durée, le rythme et l’agencement des faits entre eux à plusieurs échelles d’analyse. Du point de vue des acteurs du changement, d’abord, ce colloque se propose d’aborder les modalités d’action dans les circonstances de crise ou de rupture, le rôle de l’anticipation et de la prédiction dans la prise de décision et dans l’action. Cela inclut notamment la divination, l’efficacité des discours prophétiques, la manipulation des calendriers ou encore l’influence de la cosmogonie sur la lecture des évènements. Nous faisons l’hypothèse que les ruptures se lisent aussi au regard des techniques projectives mobilisées par les acteurs sociaux pour envisager leur devenir, les marges d’action dont ils disposent, les contraintes auxquelles ils ont à faire face. Les ruptures advenues et les crises dépassées, nous souhaitons également aborder, à une autre échelle, les récits mytho-historiques ou de reconstitution qui consignent, chacun à leur façon, les événements ou les saillances temporelles perçus comme tels. De quelle nature et de quelle qualité sont les discours qui rendent possibles les processus de reconstruction des identités ? Quels sont les usages politiques des récits historiques ? Quels sont les outils de leur officialisation ? Enfin, de manière plus réflexive, il s’agira de s’interroger sur les façons dont historiens, archéologues, anthropologues agencent temps long et temps événementiel. Le temps long donnant l’impression de toujours gagner sur l’événement, quels sont les critères au moyen desquels un fait est considéré comme une rupture ou un marqueur ? Comment narre-t-on l’Histoire ? Et quels sont les ressorts spéculatifs des récits que nous produisons ?